Chorus Pro, la future plateforme de dématérialisation de la facturation pour le secteur public et ses fournisseurs sera obligatoire à partir de janvier 2017. Fédératrice et gratuite, elle n’est toutefois pas suffisante. La solution se trouve dans la simplicité. 

La théorie des petits pas de la dématérialisation

La dématérialisation est un fondamental dans une société informatisée, à la recherche d’une consommation raisonnée de ses ressources. Avec plusieurs dizaines de millions de factures papier échangées par an, la sphère publique et ses prestataires ont un rôle important à jouer. Le rideau se lèvera au 1er janvier 2017. La facturation, son édition, son dépôt, sa transmission et son suivi seront dématérialisés, qu’on se le dise. Et pour s’assurer que chacun y mette du sien, les services de l’Etat ont développé Chorus Pro, la plateforme de dématérialisation de la facturation, à destination de la sphère publique et de ses partenaires.

Chorus pro prend le relais de Chorus facture, déjà bien connue des fournisseurs de l’Etat, qui ont, si l’on peut le dire ainsi, déjà eu l’occasion de se faire les dents sur le processus, depuis 2012.

Les premiers à faire le grand saut (après l’Etat, donc), seront les grandes entreprises d’un côté et les collectivités territoriales et les établissements publics de l’autre. Un répit est accordé aux entreprises de plus petite envergure. Elles devront s’être mises en conformité au 1er janvier 2020, de quoi étudier sereinement les expériences en cours.

Chorus Pro, une solution gratuite mais transitoire

L’idée n’est pas mauvaise. En imposant de facto Chorus Pro, l’Agence pour l’Informatique Financière de l’Etat (AIFE) s’assure également de l’ordre de marche vers la dématérialisation massive de la myriade d’entités qui constellent l’espace public.

Chorus Pro est présentée comme une solution technique mutualisée et gratuite. La solution de l’AIFE a l’avantage de proposer des référentiels et la gestion des identifiants. Elle garantit également la conformité des factures qui y sont déposées.
Mais, à moins d’être une structure qui ne traite qu’une petite dizaine de factures par mois, ce qu’une personne peut gérer aisément sous réserve d’un minimum de rigueur, les personnes publiques (et les entreprises prestataires) vont devoir s’adapter à ces nouveaux processus. Car en effet, Chorus Pro n’offre pas l’automatisation des flux au sein du système d’informations. Aussi pourrait-on traduire le système actuel comme suit : la dématérialisation oui, mais à la main.

Cependant, évidemment il n’est pas attendu des personnes publiques qu’elles se connectent au portail au gré du vent ou quand elles y pensent, histoire de voir si un prestataire n’aurait pas déposé une facture, par hasard. C’est bien la raison pour laquelle il faut s’y préparer.

Dématérialisation : Double enjeu de la facturation électronique

Selon les termes de l’AIFE, la publication des spécifications externes de la solution va permettre à tous les fournisseurs et à toutes les entités publiques de définir dès aujourd’hui leur trajectoire et leurs modalités de mise en œuvre, afin de préparer au mieux cette modernisation des échanges entre les fournisseurs et la sphère publique.

En d’autres termes, il est attendu des acteurs concernés qu’ils trouvent eux-même une solution idoine capable de raccorder tout système d’information (SI) à Chorus Pro et d’automatiser les échanges de flux.

D’un côté, la cohorte de fournisseurs. De l’autre, la sphère publique dans toute sa variété. Mais attention, on aurait trop vite oublié que les acteurs publics peuvent à l’occasion devenir eux-même prestataires de leurs pairs. Et dans cette hypothèse, courante au demeurant, la conformité dans le cadre de la prestation infra-publique s’impose tout autant. Il s’agira donc pour l’acteur public d’être en mesure d’émettre des factures comme de les recevoir et de les traiter, ceci en lien entre son SI et le portail Chorus Pro.

Favoriser la sobriété dans les échanges

Pour le moment, force est de reconnaître qu’en dehors des quelques établissements pilotes sélectionnés pour l’aventure, l’heure est plutôt à l’observation. Pour autant, diverses démarches sont entamées,. Certains ont d’ores et déjà opté pour du développement spécifique, avec sa part d’inconnu et de coût subsidiaire. D’autres préfèrent envisager une solution clé en main. .

S’il ne fallait donner qu’un conseil de bon sens, celui-ci serait d’aller au plus simple. Ainsi s’exprime Delphine Seguin, avant-vente secteur public chez SAP, en précisant : “Oubliez toute idée de développement spécifique et d’intégration complexe et concentrez-vous sur le seul paramétrage d’une solution standard du marché “.

De plus, la connexion de cette solution via les API de Chorus Pro n’entraîne pas de coût additionnel puisqu’elle n’exige que du simple paramétrage. L’important est d’obtenir aisément la conversion et l’émission des factures sur la plateforme Chorus Pro tout en bénéficiant d’un flux de réception des factures émises par les fournisseurs. Bref, c’est une question de connecteurs. Et si la solution est disponible sur site, c’est encore mieux.

Il est important de ne pas perdre de temps sur cette première étape, car ce n’est en effet qu’un premier pas (mais quel premier pas !) vers une optimisation plus importante des processus de dématérialisation.

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