Souvent associés à des problématiques de confort et de bien-être dans nos sociétés occidentales, les objets connectés sont aussi porteurs d’innovations fondamentales sur le terrain des opérations humanitaires.

Humanitaire : l’urgence vitale à l’épreuve du terrain

Quel que soit leur domaine d’intervention, les organisations humanitaires sont mues par la notion d’urgence. Elles doivent en effet porter assistance à des victimes de catastrophes humaines, naturelles et/ou sanitaires, généralement imprévisibles, qui nécessitent une aide dans un délai extrêmement court et dans des zones géographiques parfois isolées.

Le travail des équipes de terrain (médecins, logisticiens…) est rendu d’autant plus difficile par l’absence ou l’indisponibilité sur place des infrastructures et des ressources. L’enjeu est pourtant souvent vital pour les victimes. Chaque initiative ou dispositif permettant de réduire les délais d’intervention sur le terrain, tout en assurant leur efficacité, constitue donc un atout de taille, qui peut sauver des vies.

Les objets connectés, pour une prise en charge plus rapide et plus efficace des populations

C’est donc assez logiquement que l’humanitaire s’intéresse de près à la mobilité et aux objets connectés. Les logisticiens de terrain doivent, par exemple, pouvoir passer, rapidement et facilement, des commandes de produits, de médicaments ou de vivres, via des terminaux directement connectés aux ERP de leur organisation.

En matière de santé, certains dispositifs connectés permettent, par exemple, de faciliter et de sécuriser à la fois le diagnostic et la prise en charge de patients en zones isolées. La société Visiomed a ainsi développé des thermomètres connectés à des tablettes numériques et à un serveur central, permettant de suivre et de centraliser en temps réel les prises de températures, d’allouer des ressources médicales là où cela s’avère nécessaire, et de transmettre directement aux personnels soignants présents sur le terrain, les informations ou les procédures importantes.

Mais c’est aussi du côté des drones que les organisations humanitaires commencent à lorgner. Qu’il s’agisse de cartographier des zones sinistrées ou d’y délivrer des vivres et des médicaments, ils présentent l’avantage de donner de la visibilité et de pénétrer dans des zones rendues inaccessibles aux équipes humaines. Ils permettent également d’accélérer le transport de données critiques, comme des échantillons de sang prélevés en zone reculée et nécessitant d’être rapidement analysés en laboratoire.

Encore de grands chantiers à concrétiser

Les objets connectés sont donc potentiellement porteurs de grandes avancées dans le cadre des opérations humanitaires, en permettant notamment aux équipes de terrain de gagner en réactivité, en efficacité et en flexibilité.

Mais plusieurs défis restent à relever, notamment en matière de connectivité ou, dans le cas des drones, de législation. Cela n’empêche pas les initiatives de se multiplier, notamment pour des opérations au long cours : l’UNICEF, en partenariat avec ARM et Frog, a par exemple lancé en 2015 le concours « Wearables for Good », destiné à développer des objets connectés afin d’améliorer le suivi sanitaire des populations dans les pays en voie de développement.

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