Priorités de la fonction finances : un nouvel état d’esprit

Pour la première fois depuis 5 ans, l’étude DFCG -PwC des priorités du DAF montre une évolution majeure du classement. En 2017, la fonction finance priorise la performance et la maîtrise du risque sur la gestion prévisionnelle. La stratégie de développement, elle aussi, monte d’un cran. 

Concrètement, même si elle reste toujours aussi indispensable, la gestion prévisionnelle n’est plus une fin en soi et se met au service de la performance. En revanche, l’IT est considérée pour ce qu’elle est : un levier indispensable au gain de performance, à tous les niveaux de l’entreprise. En mettant en œuvre ses nouvelles priorités, le DAF relaie la DSI et soutient la transformation numérique de son entreprise.

Une révolution digitale qui prend sa source dans l’insatisfaction des métiers

Prenant acte de l’insatisfaction des métiers, en voie de devenir chronique, la DSI a su se réorganiser en quelques années pour offrir un service plus en phase avec leurs aspirations. Matériels, organisations, méthodes ont changé sous l’impulsion des collaborateurs nourris aux solutions BtoC, exigeant d’en faire usage en entreprise.

Dans le même temps, la fonction RH tirait la sonnette d’alarme. Les difficultés de recrutement ne s’expliquaient plus seulement par la pénurie de profils experts mais aussi par le peu d’appétence des candidats pour des entreprises trop lentes à porter leur modernisation. 

Multiples chantiers IT et bouleversement budgétaire et comptable

Alors, progressivement, les chantiers IT se sont multipliés. Mais tous ces projets, interconnectés évidemment, ont entraîné de lourds investissements. L’entreprise a dû faire face à des pics budgétaires, dont le risque restait peu ou mal maîtrisé, compte tenu d’une visibilité à court terme.

C’est ainsi que DSI, DAF et DG se sont accordées sur l’inapplicabilité des anciens modèles d’acquisition, figés et incapables de suivre une évolution IT extrêmement véloce. Peu à peu, chacun a reporté sa préférence sur des solutions globales externalisées. C’est la mise à disposition d’un parc informatique et ses solutions de financement associées qui a définitivement lancé l’entreprise vers son renouveau numérique.

Les nouvelles solutions de paiement à l’usage sont venues bousculer le traditionnel budget annuel. Leurs effets, aujourd’hui, sont en passe de s’appliquer à l’ensemble de l’entreprise. Dans cette optique, le dialogue entre DAF et DSI, toutes deux partageant dorénavant les mêmes KPI, offre un nouveau visage.

D’une part, l’IT s’est peu à peu extraite de l’exigence d’épargne pour devenir une faiseuse d’argent. D’autre part, le rapprochement des visions a dégagé de nombreux axes d’amélioration qu’on ne pouvait pas envisager jusque là.

Stratégie de mise à disposition et budget remodelé

Les nouvelles solutions globales ont apporté à l’entreprise l’oxygène nécessaire pour mener à bien des chantiers de longue haleine, en permettant notamment de lisser ou d’ajuster un budget en fonction de la trésorerie disponible.

Le moindre effort financier s’est aussi doublé d’une meilleure visibilité du coût de gestion. La DAF exploite des reporting web techniques et financiers capables d’offrir une vue détaillée de l’occupation du parc. Cette précision étaye maintenant les stratégies de digitalisation des fonctions de l’entreprise. Et en garantit l’évolutivité dans le temps.

La DSI quant à elle revient à ses missions premières (stratégie de la data, sécurisation des données, déploiement d’applicatifs métier…), s’affranchissant de l’ensemble des préoccupations secondaires et chronophages qu’elle avait jusque là. Avec des mises à disposition d’un parc renouvelé, la DSI est aussi plus libre de faire volte face, si nécessaire. Elle retrouve l’agilité d’une startup.

Demain, une nouvelle organisation pour d’autres travailleurs

Avec des directions recentrées sur leurs missions, le décideur est conduit à transformer ses méthodes, voire son état d’esprit, définitivement plus numérique. La DAF, alors, devient en quelque sorte le hub des interrogations digitales, qu’elle embrasse avec une énergie renouvelée et qu’elle partage à tous les niveaux de l’entreprise.

C’est ainsi que les moyens généraux, les ressources humaines, le département commercial et tant d’autres profitent d’innovations au service de la performance de l’entreprise. 

C’est un mouvement ample qui répond aussi et surtout aux attentes des collaborateurs de demain. Car dans un avenir proche, le nombre de travailleurs indépendants devrait atteindre de très importantes proportions. Attendons-nous à ce que le monde du travail se compose de micro cellules flexibles et agiles, qui n’auront plus rien à voir avec nos organigrammes pyramidaux. Il faudra leur offrir tous les moyens d’exercer leurs compétences dans le cadre d’une hyper décentralisation assumée. 

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