Qui n’a jamais jeté un œil sur la copie de son voisin de classe, histoire d’aider un peu la chance ? Pour que la gentille tricherie ne se « professionnalise » pas, des solutions se mettent en œuvre à tous les stades de validation des acquis. La validité des notes et des diplômes dépend de processus sans faille. Or la faille, comme le diable, se cache dans le détail.

Les français sont de bons joueurs

Même si les études sur le sujet restent peu nombreuses, il semblerait que la France et ses français privilégient l’honnêteté des informations données lors d’un recrutement. Aux derniers relevés, plus de la moitié des recruteurs considèrent les CV reçus comme fiables. Ce n’est déjà pas si mal, n’est-ce pas ? Reste que la fraude aux faux diplômes et aux CV coûte cher et chacun de réfléchir à des solutions pour y remédier.

De façon assez empirique mais toutefois bienvenue, l’action de l’État s’organise au niveau de l’éducation nationale pour faire la chasse aux faux diplômes, grâce à un prochain système en ligne d’authentification nationale des diplômes (prévu pour fin 2016). Avec l’accord du titulaire du compte, les recruteurs pourront vérifier l’état des diplômes obtenus. De quoi consolider la future relation contractuelle en somme.

Le suivi en secondaire, mon enfant, je te vois

Au collège et au lycée, les processus d’aujourd’hui ne ressemblent en rien à ce qu’ils étaient hier. A ce jour, près de 60 % des établissements scolaires sont passés à École Directe, d’autres à Pronote, d’autres encore à Scolinfo, etc. Le point commun de ces logiciels ? Ils offrent un suivi, quasi temps réel, des résultats de son enfant, la mention de ses absences et les commentaires sur son comportement en classe. Adieu Tipp-Ex et dissimulation ratée. Si l’on excepte les situations extrêmes de hackers en herbe qui ont fait l’actualité ces derniers mois, la suite du parcours est sensiblement du même acabit.

L’admission post-bac dans les écoles et les établissements d’enseignement supérieur se fait depuis 10 ans sur APB, qui propose des bulletins de notes déjà pré-remplis.

Alors, entièrement sécurisé le parcours et la notation des élèves ? On serait tenté de croire qu’il n’y a plus vraiment de risques, en particulier pour les établissements sélectifs, de recruter des élèves n’ayant pas le niveau. Sauf que…

Le PDF standard n’est pas sécurisé

Les établissements souhaitant mettre en œuvre leurs propres systèmes d’admission peuvent ne pas figurer sur APB. C’est le cas par exemple de Science po Paris. Même chose pour 75 % des écoles de commerce, les instituts de formation en soins infirmiers, les écoles du secteur social, les écoles d’art, certaines écoles d’ingénieurs, etc. Par ailleurs, 20 à 30 % des lycées ne fournissent toujours pas les notes à APB. Il appartient donc au futur étudiant de renseigner ses moyennes. Aussi, pour nombre de dossiers de candidature, il s’agira de fournir les relevés de notes. Imprimés ou envoyés sous format PDF, ces documents sont assortis d’une sécurité pour le moins fragile.

Une croyance répandue veut qu’un document PDF standard soit sécurisé par nature. Ce n’est pas le cas. Une fois imprimé et scanné, le document est facilement modifiable. Or les établissements d’enseignement supérieur n’ont pas d’accès autorisé aux logiciels scolaires. Pour tous ceux qui ont choisi de sortir du processus APB ou pour toutes les situations où les notes sont renseignées par les élèves, la question se pose naturellement de la validité des informations.

Assurer le continuum numérique

C’est à ce stade une problématique qui relève d’une rupture dans le continuum numérique. Si l’on doit permettre d’accéder à un document PDF d’une si grande valeur et de l’imprimer pour des raisons d’organisation spécifique, il faut quoiqu’il arrive en bloquer les possibilités de falsification. Et ce, dès le secondaire.

Une solution PDF capable de lutter contre la fraude doit proposer une sécurisation à trois niveau au moins : par un mot de passe, par un certificat, par un encryptage à 128 bits extensible à 256 bits. Elle doit en outre offrir un historique de signatures électroniques intégrant un certificat, afin d’apporter la preuve de leur réalité, et de l’identité du signataire. Pour la commodité, la signature doit pouvoir être apposée depuis n’importe quel périphérique et à partir des solutions de travail collaboratif courantes dans l’enseignement.

Comme le document est destiné à voyager, il doit disposer d’un bagage de sécurité accru. L’authentification formelle est le grand avantage d’une signature de certificat. Elle signale au destinataire toute modification du document après signature. De quoi mettre la puce à l’oreille…

En adoptant une solution PDF vraiment sécurisée, les établissements du secondaire complètent leur processus numérique et améliorent en outre la démarche de coopération avec l’enseignement supérieur.

Bref, il va falloir travailler dur pour être admis…

 

 

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