En matière de transformation numérique, les universités françaises sont malheureusement à la traîne. Pour répondre aux besoins des chercheurs et des étudiants, les établissements ont encore de nombreux freins à lever.

« Je ne crois pas que l’université ait les moyens de sa transformation numérique. » L’aveu, formulé en janvier 2017, provient du secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche de l’époque, Thierry Mandon. C’est dire si le défi qui se pose aux universités est considérable.

Avec des budgets restreints, les établissements d’enseignement supérieur français doivent néanmoins attirer les meilleurs profils et répondre aux demandes des étudiants habitués aux nouveaux usages du digital. Proposer des services numériques modernes et des outils agiles relève donc de l’obligation. MooC, labs virtuels, environnements numériques de travail (ENT)… c’est tout le parcours de l’étudiant qui doit être revu à l’heure de la transformation digitale. Et les établissements français accusent un sérieux retard. En témoigne le succès de l’École 42, fondée entre autres par Xavier Niel. Son modèle disruptif a, dès son ouverture, suscité plus de 15 000 candidatures et fait des émules avec l’École 19 notamment.

 

Un changement d’état d’esprit… et d’infrastructure IT

Pour y parvenir, les universités doivent changer leur fusil d’épaule. Là où, par le passé, les établissements avaient tendance à héberger toute la puissance de calcul dont ils avaient besoin dans leurs propres machines (on premises), ils doivent aujourd’hui transférer cette capacité de traitement informatique dans une infrastructure cloud. Objectif : gagner en agilité et réduire les budgets IT.

Prenons un exemple, dans le domaine de la sismologie. Pour un projet d’analyse des séismes d’une durée d’un an, un établissement budgète des ressources informatiques qui sont ensuite achetées directement par l’université pour près d’un million d’euros. Cette méthode est aujourd’hui dépassée. Grâce à des postes de travail dits « légers », c’est-à-dire virtualisés dans le cloud, les utilisateurs accèdent à toute la ressource informatique dont ils ont besoin, à la demande. Le tout pour un coût très inférieur à l’achat. Le changement est clair : il s’agit de fournir un service et non plus une technologie.

 

 

Vaincre les derniers freins au cloud computing dans l’éducation

Problème : comment protéger les données parfois sensibles gérées par les établissements universitaires ? Le Patriot Act prévoit par exemple un accès libre des administrations américaines aux données hébergées sur le sol des États-Unis. Impossible donc pour certaines universités de confier leurs données à des hébergeurs ne disposant pas de datacenters sur le continent européen. Il convient donc d’être certain de choisir les solutions les plus sécurisées, dans le cadre de la législation en vigueur.

 

Du cloud computing au BYOD

Côté applications aussi, le chemin semble encore long pour les universités françaises. Essor du Bring your own device (BYOD), arrivée de plates-formes de self-service IT (self provisionning) pour choisir et déployer ses applications… les demandes des utilisateurs – particulièrement à l’aise avec les nouveaux usages du numérique – se font pressantes. Autant de sujets que maîtrisent les experts de SCC qui ont pu mettre récemment leur savoir-faire au service de l’université Paris X pour dématérialiser la chaîne administrative. De quoi fournir des services plus modernes et résolument innovants aux étudiants et chercheurs.

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