Aujourd’hui si nous côtoyons les open space dynamiques et les « sans bureaux fixes », ces travailleurs nomades qui n’ont plus vraiment de postes de travail attitrés, qu’en est-il de ceux qui ont un bureau fixe que l’on délaisse parfois au profit des nomades ?

Une transformation en profondeur

Le développement des nouvelles technologies, des outils communicants, les impératifs croissants de réactivité, l’aspiration des salariés à une meilleure articulation entre vie pro et perso, conduit les entreprises à repenser leur organisation physique.
Le salarié sédentaire est-il une espèce vouée à disparaître au profit du SBF, le salarié sans bureau fixe ?

Hier, nous étions peut-être sédentaire ou nomade, mais aujourd’hui, au vu de la généralisation de l’usage des outils de mobilité, cela ne signifie plus grand chose. L’usage des outils normalement dédiés à la mobilité se généralise, et ce même aux travailleurs sédentaires. D’après une étude Mitel réalisée en 2016, 45 % des collaborateurs, même sédentaires, tendent à privilégier l’utilisation du smartphone au téléphone fixe pour leurs communications professionnelles quotidiennes. De plus, 39% d’entre eux utilisent leur téléphone personnel. En bref, la notion de mobilité ne se limite plus à la différentiation entre activité sédentaire et activité nomade, mais représente un réel mode de fonctionnement de l’entreprise.

L’entreprise mobile est devenue un mode d’organisation à part entière, qui doit associer efficacité, simplicité et réactivité dans les échanges entre les individus. Les applications et les contenus doivent être accessibles en temps réel sur tout type de support et en tout lieu. De ce point de vue, nous vivons une évolution radicale de nos façons de communiquer. L’entreprise se transforme, elle devient mobile.

Nomades et sédentaires, des dynamiques divergentes mais corrélées

Il est vrai que la mobilité en entreprise représente bons nombres d’avantages. Notamment financiers parce que les charges immobilières pèsent lourd dans leur budget et qu’il est possible de l’optimiser. Mais aussi en terme de performance et de productivité. En effet, le salarié nomade réduit ses temps de transport et gagne en qualité de vie, ce qui accroît sa productivité.

Par ailleurs, une entreprise mobile se doit de fournir à ses collaborateurs un accès complet, sans coutures et en temps réel à son système d’informations. D’après la même étude citée plus haut, 34 % des sondés estiment que l’outil idéal doit permettre d’accéder à tout type de contenu sans avoir à changer d’application. La technicité des solutions utilisées doit permettre aux DSI d’atteindre leurs objectifs.

Il n’empêche qu’il en va de même pour les postes de travail des sédentaires. Avec la consumérisation des devices, des applications et des interfaces, les entreprises doivent fournir un environnement en phase avec les nouveaux usages des collaborateurs. Ainsi, les services support et l’environnement utilisateur doivent être adaptés aux habitudes de travail des collaborateurs.

Les travailleurs de demain seront-ils des salariés hyperflexibles ou des auto-entrepreneurs qui travailleront n’importe où et à toute heure dans les nouveaux corons connectés ? Les bases d’une telle société semblent posées.

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