… faut-il poursuivre, ne serait-ce que pour notre satisfaction ? Il faut partir à point. Voilà qui est écrit mais en quoi la fable populaire trouve-t-elle un écho dans le cadre du plan numérique des collèges ? L’équipement individuel mobile, autrement dit la tablette, cristallise autour de lui attentions et questionnements. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt ! Aujourd’hui toutes les solutions existent pour réussir l’introduction de l’EIM (L’équipement individuel mobile) au collège. Dans la mesure où les établissements sont prêts à l’accueillir…

L’EIM au collège ? Il n’y a pas plus simple

Allons, ne cachons pas plus longtemps la bonne nouvelle à tous les responsables d’établissements scolaires, l’EIM aujourd’hui est une formalité. Oui oui.

Considérons d’abord les systèmes d’exploitation disponibles. Les trois grands se disputant le marché sont respectivement Android, Windows 10 et iOS. Nous ne prendrons pas la responsabilité d’orienter votre choix, étant donné qu’ils sont tous trois de qualité et que leurs protocoles, leurs programmes et l’outillage utile sont dorénavant parfaitement adaptés à l’enseignement scolaire. C’est une question de préférence, de culture locale et de moyens disponibles.

Passons justement aux programmes de recensement et de configuration déclinés par les éditeurs. Le triptyque existe également au travers du programme d’inscription des appareils d’Apple, de Google for Education pour Android et d’Azure Active Directory pour Microsoft. L’un ou l’autre des trois programmes est associé à un serveur Mobile Device Management, dont le rôle est d’assurer la gestion d’une flotte de terminaux mobiles (les fameux équipements individuels mobiles, la tablette pour les allergiques à la terminologie administrative, rares dans l’éducation nationale).

Schématiquement, comprenez que le programme, reconnaissant la tablette, la redirige vers cette solution de gestion de flotte pour réaliser en quelques minutes l’identification de l’ensemble des profils (enseignants, élèves, personnels d’éducation et d’orientation, personnels de direction…) et l’application des paramètres convenus. L’EIM est alors prêt à être utilisé. Tous les EIM, c’est le principe d’une gestion en masse.

En d’autres termes, un bon intégrateur ayant épluché les préconisations du CARMO est en mesure d’apporter une vraie gestion centralisée et une mise en place opérationnelle avec un minimum d’impact sur la vie des élèves et des établissements scolaires.

Idéalement, et très certainement dans moins d’un an, les élèves eux-mêmes devraient pouvoir enrôler leur EIM. De quoi avoir les deux pieds dans la découverte du numérique !

 

Oublier le secondaire et s’attacher au principal

Si nous en parlons en premier, c’est finalement pour mieux considérer cet aspect matériel comme (presque) réglé. Ceci afin de se libérer l’esprit de contingences bien secondaires au regard des objectifs visés par le plan numérique des collèges.

La grande concertation sur l’école numérique dont le mois de mai 2015 a accueilli sa restitution générale a fait ressortir un consensus global sur les trois grands objectifs visés, à savoir l’enseignement de l’informatique, l’éducation à la culture numérique et le développement de ressources innovantes.

Devant les grands défis qui se présentent, la question des ressources matérielles informatiques semble à la fois dérisoire et élémentaire. Élémentaire parce que les apprentissages par le numérique nécessitent évidemment un accès à des équipements (une lapalissade). Dérisoire parce qu’une fois équipés de tablettes, les élèves doivent encore être accompagnés dans le long apprentissage au travers de programmes d’enseignements riches et variés, tout en adoptant de nouvelles habitudes de travail.

La restitution montre bien que les élèves apprécient l’usage de la tablette, qui réussit à capter leur attention mieux que n’importe quel ouvrage pédagogique. C’est toute l’ambiguïté de la place du numérique dans l’enseignement. Ce n’est pas forcément une question de génération mais encore aujourd’hui, le numérique est parfois regardé comme un gadget. Seul son usage en classe pourra fidèlement démontrer ses effets porteurs.

A ce titre, il faut que l’installation du numérique dans les établissements ne soit pas source de complication supplémentaire. A minima cependant devrait-elle être concertée.

 

La concertation, utile aussi pour les contingences matérielles

S’il s’agit de posséder les clés du numérique pour apprendre, créer, exercer et se former, tous s’accordent à reconnaître que c’est à l’école de conduire ce processus. Cette grande révolution des apprentissages entraîne une chaîne de conséquences majeures auxquelles il faudra rapidement apporter des réponses, à commencer par la formation des enseignants et plus généralement de tout le personnel pédagogique et de direction.

Force est de constater que le tsunami numérique fait déborder les agendas des établissements scolaires et des collectivités et qu’il leur arrive d’oublier d’équiper les bâtiments… en infrastructures réseaux. Couplé aux délais requis sommes toutes très courts, les travaux de mise en œuvre se chevauchent. Il n’est donc pas rare d’assister à la pose de bornes Wi-Fi en parallèle du déploiement des équipements individuels mobiles.

Gare à la précipitation ! Si l’intégration n’est plus un problème, les fournisseurs de services numériques ne définiront jamais à la place des acteurs de l’enseignement ni la cartographie des

responsabilités des services (entendez ici la gestion des parcs, les types de services fournis, la maintenance), ni le contenu ! Surtout le contenu.  

La première chose dont il faudra alors s’assurer est de réunir tous les acteurs concernés autour de la table, sans oublier personne. L’intégrateur évidemment pour les réponses techniques, lequel sera à l’écoute de la collectivité territoriale, de la communauté enseignante, du personnel de direction et des parents d’élèves.

L’infrastructure réseau continue de faire débat au sein de l’éducation. Aussi les préconisations du CARMO ne sont pas les seules en jeu. Il y a lieu de se pencher en outre sur le référentiel sur l’usage du Wi-Fi à l’école et d’étudier, en conscience, les conditions de sa mise à disposition.

Hauts les cœurs ! Le numérique pour l’éducation est un pari sur l’avenir auquel il faut donner sa chance. Réseaux, équipements, programmes et applications sont parfaitement opérationnels et laissent le champ libre à l’imagination. Tout est possible !

Recevez par mail les articles et actualités AuCoeurdesMétiersJe m'inscris à la newsletter
preloader