La ville du futur est celle qui saura concilier les innovations technologiques avec les enjeux économiques, sociaux et environnementaux. La transformation urbaine ouvre de multiples perspectives en termes d’usages au premier rang desquels figurent les transports, au carrefour d’un flux croissant de réseaux, de circulation et de données. La mobilité est au cœur des projets de la Smart City qui vise à connecter le plus grand nombre « à tout moment, en tout lieu, en permanence ».

 

Complexité des enjeux et multiplicité des usages

Villes connectées : « zones combinant communautés d’affaires, résidentielles et industrielles conçues comme des écosystèmes urbains intelligents ayant chacune accès à des services de collaboration sociale et communautaire ». La définition du Gartner souligne bien la complexité des villes qui se transforment, au croisement d’une multiplicité d’interactions et de services qui relèvent aussi bien de l’environnement, des transports, de l’habitat, de l’éducation que de la culture, de la santé, de la sécurité et de l’énergie… A cet enjeu de taille il faut ajouter la prise de conscience de l’ONU qui prévoit un taux d’urbanisation de 70% d’ici à 2050 ! Les défis de la Smart City sont donc très nombreux et ils introduisent de nouveaux usages dans tous les domaines :  gouvernance numérique, citoyenneté collaborative, gestion des ressources, qualité de vie, éducation en ligne, valorisation du patrimoine…

 

Les transports, catalyseurs du développement des métropoles

L’intelligence de la Smart City tient au fait que la ville demain sera un territoire interconnecté, voire ultra-connecté, qui puisera dans les flux de données traitées. D’ici 2020, plus de 30% des projets concerneront des villes de moins de 200 000 habitants et le déploiement progressif des technologies IoT (Internet des Objets) devrait, quant à lui, croître à mesure que les projets de Smart Cities gagneront en maturité (1). Parmi eux, les transports intelligents sont une composante essentielle des Smart Cities, faite de réseaux, d’interconnexions et d’interactions, et qui misent sur la mobilité, une gestion des flux optimisée et une rapidité des déplacements. Transports à la demande, collectifs, auto-partage, véhicules autonomes, mobilité multimodale… D’ici 2025 les villes seront capables de déployer une série d’applications de mobilité qui permettront de réduite de 15 à 20% les temps de trajet moyens (2).

 

Les citoyens, acteurs de la ville durable

Au-delà de la mobilité durable se dessinent de nouveaux usages autour de l’agriculture urbaine, des bâtiments hyperconnectés ou encore de la production d’énergies renouvelables…tous portés par des technologies qui améliorent le rapport entre les citoyens, les objets intelligents et le secteur des services. Pour autant, il ne suffit pas de connecter une ville et la doter de technologies innovantes pour la rendre intelligente. Encore faut-il prendre en compte la mobilisation des citoyens, l’appropriation de ces nouveaux usages et leurs retours d’expériences. Leur rôle et leur implication sont essentiels à la construction de villes performantes et durables où demain il fera bon respirer, se déplacer, travailler, et vivre au quotidien.

 

(1) IDC

(2) Mc Kinsey

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