L’une des principales applications de l’intelligence artificielle réside dans l’automatisation. Il s’agit d’un mouvement de fond et d’une prise de conscience des industriels qui, de plus en plus, voient dans le potentiel de l’IA et ses composantes le premier levier d’amélioration de la productivité des usines.

 

 IA et automatisation, catalyseurs de transformation

Nous sommes déjà entrés de plain-pied dans la 4ème révolution industrielle. L’industrie 4.0 se dote peu à peu de technologies qui devraient lui permettre d’augmenter et d’adapter le rythme de production, d’optimiser l’activité et d’allouer plus efficacement les ressources. C’est là que l’intelligence artificielle, et ses champs d’application associés à l’apprentissage machine, devient un véritable catalyseur de transformation. Par sa capacité à automatiser les processus, l’IA trouve sans doute ici, au sein de l’usine, l’un de ses principaux bénéfices… Même si le principe d’automatisation n’est pas nouveau puisqu’il est apparu au milieu du siècle dernier pour faire évoluer les cadences et renforcer la production des chaînes de montages automobiles.

 

Vers une usine flexible et connectée

Face aux pressions auxquelles sont confrontés les industriels, les technologies liées à l’intelligence artificielle et à l’automatisation ouvrent des opportunités inédites : optimisation des temps de cycle des pièces, amélioration de la qualité et de la fiabilité, diminution des coûts de production et de traitement des déchets grâce aux robots. C’est le  processus d’automatisation tout entier qui évolue aujourd’hui en intégrant l’algorithme, l’intelligence augmentée via la robotisation, ou encore l’intelligence autonome au travers de l’automatisation du travail manuel.

Les industriels, qui sont engagés dans l’optimisation de leurs process, font de plus en plus appel au big data pour créer des modèles prédictifs, notamment dans l’automatisation de la production (1). L’IA est en effet au cœur de la modélisation des tâches répétitives (et ingrates) et se décline en de nombreux axes d’usage : l’automatisation des lignes d’assemblage, la fabrication additive (impression 3D), la robotique et la cobotique qui se déploie sous la forme de robots collaboratifs… Elle va jusqu’à repérer les défauts dans la chaîne de production et accroître la sécurité.

 

Un atout face à la désindustrialisation

Aujourd’hui les expérimentations se multiplient et les acteurs du secteur industriel en sont conscients : c’est bien de la maîtrise des technologies 4.0 que va dépendre leur performance. Au sein des usines, un simple ralentissement de l’activité ou la moindre interruption des lignes de production fragilise la rentabilité de l’entreprise. Ils sont 87 % des cadres interrogés à prévoir de mettre en œuvre des solutions d’IA dans leur usine dans les trois prochaines années (1).

Même si une accélération vers le 4.0 se profile, l’industrie française accuse toujours un retard dans le déploiement des technologies liées à l’industrie du futur et dans l’adaptation d’un outil de production vieillissant. C’est encore plus vrai au sein des PME/PMI et des ETI. Pour autant, l’industrie se démarque par des compétences logicielles qui sont un atout dans l’adoption des solutions d’intelligence artificielle. Il y a là certainement un nouvel élan des savoir-faire industriels à saisir dans un secteur qui a perdu près de 20 % de son poids dans le PIB en 15 ans et 1,4 million d’emplois en 25 ans. (2)

 

(1) Etude du Boston Consulting Group (avril 2018)

(2) Rapport de l’Institut Montaigne (sept. 2018)

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