Hormis quelques rares exceptions, en plus d’un demi siècle d’informatisation des entreprises, peu de DSI ont obtenu le rôle de membre permanent du Comité de Direction, du Comité Exécutif et autre Comité de Pilotage. Mais aujourd’hui, face à la montée en puissance du digital dans la stratégie business des entreprises, intégrer le chef de file du système d’information aux instances décisionnaires n’est plus vraiment une simple option.

Fin programmée de la DSI : le rendez-vous manqué

Certains en font sans doute encore des cauchemars : le dernier quart du 20ème a connu une véritable informatisation à marche forcée des entreprises. A l’époque, si les besoins des entreprises étaient naturellement au cœur des déploiements, l’informatique n’hésitait pas à bousculer les processus en place, parfois même en dépit du bon sens. Mais peu importe : une organisation moderne se devait d’être informatisée. Et les collaborateurs n’avaient qu’à suivre, point final.

Ajoutons à cela le développement exponentiel de l’informatique personnelle, les habitudes et les compétences associées, et la fin des années 2000 aurait pu sonner le glas de la DSI dans l’entreprise. Grâce à des outils désormais en ligne, des collaborateurs se permettaient d’aller chercher des solutions pour leurs tâches sans même penser à en informer le service IT ! Shocking…

On parlait alors de shadow IT et on s’interrogeait sur l’avenir d’une DSI interne, considérée par beaucoup comme campée sur des positions obsolètes et incapables de répondre en temps et en heure à un besoin d’agilité de plus en plus prononcée des métiers. Un simple ressenti certes, généralement faux ou extrêmement exagéré, mais la fable de l’arroseur arrosé n’avait alors pas meilleure illustration. Ceci dit la DSI n’avait pas dit son dernier mot…

DSI : des moyens aux usages

Telle un phœnix, presque consumée par le torchon qui brûlait alors entre elle et les autres métiers de l’organisation, la DSI a su renaître dans le courant des années 2010. Pour répondre au besoin d’agilité des métiers, tout en garantissant l’intégrité du système d’information, la DSI s’est concentrée sur les usages plus que sur les moyens. Aidée en cela par un alignement des planètes particulièrement favorable : le Cloud et ses moyens agiles (IaaS, PaaS) étaient en pleine explosion, tandis que le marché n’était plus en phase d’informatisation, mais en pleine digitalisation.

En quelques années, à grands coups d’entrées fracassantes de « disrupteurs ultra digitaux » sur le marché, c’est toute l’économie ou presque qui est devenue digitale. L’heure de gloire pour la DSI : car face à cette profonde mutation, quelques logiciels SaaS éparpillés de-ci de-là ne pouvaient pas suffire à rendre l’organisation digitale, ni en mesure de se battre contre de nouveaux entrants nativement digitaux et particulièrement menaçants.

A l’aube des années 2020, la toute puissance de la DSI et la fronde des utilisateurs semblent donc s’être normalisées jusqu’à trouver un équilibre serein, chacun ayant pris conscience que travailler ensemble était le meilleur moyen d’inscrire l’organisation dans la digitalisation de l’économie. Un état de fait qui conduit en outre le DSI à siéger de plus en plus souvent au CoDir. La boucle est bouclée !

Pour en apprendre plus sur le rapport qu’entretiennent les entreprises avec le Cloud et l’infogérance dans l’économie digitale, et les nouveaux rôles de la DSI et de ses prestataires dans l’entreprise, visionnez l’interview de Sébastien Gas, Directeur Général Adjoint, Flow Line Technologies, SCC France.

DSI : des moyens aux usages

Telle un phœnix, presque consumée par le torchon qui brûlait alors entre elle et les autres métiers de l’organisation, la DSI a su renaître dans le courant des années 2010. Pour répondre au besoin d’agilité des métiers, tout en garantissant l’intégrité du système d’information, la DSI s’est concentrée sur les usages plus que sur les moyens. Aidée en cela par un alignement des planètes particulièrement favorable : le Cloud et ses moyens agiles (IaaS, PaaS) étaient en pleine explosion, tandis que le marché n’était plus en phase d’informatisation, mais en pleine digitalisation.

En quelques années, à grands coups d’entrées fracassantes de « disrupteurs ultra digitaux » sur le marché, c’est toute l’économie ou presque qui est devenue digitale. L’heure de gloire pour la DSI : car face à cette profonde mutation, quelques logiciels SaaS éparpillés de-ci de-là ne pouvaient pas suffire à rendre l’organisation digitale, ni en mesure de se battre contre de nouveaux entrants nativement digitaux et particulièrement menaçants.

A l’aube des années 2020, la toute puissance de la DSI et la fronde des utilisateurs semblent donc s’être normalisées jusqu’à trouver un équilibre serein, chacun ayant pris conscience que travailler ensemble était le meilleur moyen d’inscrire l’organisation dans la digitalisation de l’économie. Un état de fait qui conduit en outre le DSI à siéger de plus en plus souvent au CoDir. La boucle est bouclée !

Pour en apprendre plus sur le rapport qu’entretiennent les entreprises avec le Cloud et l’infogérance dans l’économie digitale, et les nouveaux rôles de la DSI et de ses prestataires dans l’entreprise, visionnez l’interview de Sébastien Gas, Directeur Général Adjoint, Flow Line Technologies, SCC France.

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