Interviews, reportages, captation d’événements; produits, services valorisés par l’image; communication interne, mise en lumière des collaborateurs… la vidéo a toujours démontré son utilité et sa force. Outil pivot des stratégies web marketing des entreprises, elle draine aujourd’hui 80% du trafic web. 
Or, créer, distribuer, diffuser, rémonétiser et gérer du contenu vidéo ne s’improvise certainement pas. Parce que la vidéo est le support qu’une entreprise est amenée à déployer massivement, savoir en gérer le cycle de vie avec professionnalisme devient un indispensable, pour des raisons de coût, de temps et de bénéfices retours.

 

Courage fuyons… le manque de méthodologie

Il n’existe quasiment jamais de département audiovisuel au sein d’une entreprise. On ne sait pas toujours très bien qui est responsable de la production vidéo. Il arrive que certains confondent le directeur de la production avec le chef de la vidéo surveillance. On se tourne parfois vers le service informatique, à tout hasard, au risque de déconnecter de précieuses étapes d’un projet de communication global.

Le directeur de la communication se souvient d’un tournage réalisé il y a trois ans, qu’il souhaiterait réutiliser pour les besoins d’une rétrospective. Une bonne idée, tuée dans l’oeuf, puisque personne ne sait où sont archivées les rushes. D’ailleurs, qui les conserve et les a-t-on même gardées ?

 

Ce sont des questions pertinentes, qui en amènent d’autres, immédiatement. A-t-on correctement stocké toutes ces vidéos ? Comment retrouver rapidement les séquences utiles ? Mais au fait, quel est le taux de production à l’année ? L’entreprise dispose-t-elle d’un planning spécifiquement dédié et les sujets afférents ? Des questions éminemment importantes car leurs réponses vont conditionner une grande part des choix techniques. De la méthodologie, on vous dit !

 

Certains l’aiment chaud, d’autres tiède ou froid

Patrick Morel, Channel Manager chez Quantum et ex réalisateur rompu à toutes les situations critiques en la matière a coutume de dire que  “l’on n’utilise pas son appartement dans le 8ème à Paris comme garde-meuble ! Le bon contenu au bon endroit au bon moment et ce au meilleur prix devrait être le mot d’ordre pour la gestion du cycle de vie d’une vidéo”. Autrement dit, les solutions de stockage doivent être adaptées à l’usage que l’on attribue à l’image, qu’il s’agisse de montage, de diffusion ou d’archivage…

Le stockage dit chaud est un disque dur aux performances exceptionnelles,. Destiné aux structures généralement de taille importante et réalisant la production de leur contenu vidéo de bout en bout, ce disque dur est capable d’accueillir plusieurs stations de montage à la fois. Il offre une vraie solution collaborative, dispensant les équipes de multiples copies et de probables erreurs.

Le stockage tiède, moins performant mais également moins coûteux, doit être considéré comme le réceptacle des séquences vidéos montées en stockage chaud. Il convient enfin idéalement aux conditions de distribution et de diffusion des vidéos compte tenu des multiples formats (conteneurs et codecs, poids, définitions) qu’exigent aujourd’hui le web, les appareils mobiles et leurs systèmes d’exploitation. Une solution accessible pour toutes les entreprises qui exigent de garder la main sur la diffusion de leurs contenus.

Enfin, le stockage froid correspond à la zone d’archivage. L’Institut National de l’Audiovisuel par exemple exploite la solution LTO 7, un système d’archivage sur cassettes, aussi rationnel qu’opérationnel, à un coût très modique. Mais le Cloud également peut faire office de stockage froid.
C’est notamment sur stockage froid que l’on effectue les backups programmés au retour d’une journée de tournage, ou que l’on stocke l’ensemble du contenu audiovisuel qui n’est plus d’actualité.

 

Retour vers le futur de la production vidéo

Sorties pour la première fois en 1953, les aventures de Zorro sont encore diffusées en 2016 sur les chaînes françaises ! Avec des images colorisées et redimensionnées pour nos écrans 16/9ème, c’est dire si Disney aura su amortir le coût de production. Bref, Zorro rapporte encore de l’argent.
Toutes les entreprises peuvent-elles en dire autant ? Certaines d’entre-elles, chargées d’histoire, produisent du contenu vidéo depuis de longues années. Pensez seulement au film La sortie de l’usine Lumière à Lyon. Il date de 1895 et a connu une nouvelle heure de gloire lors du centenaire du cinéma. Toutes les entreprises ont des trésors qui n’appellent qu’à être exploités à nouveau. Avec un barbarisme assumé, nous parlons ici de remonétisation.

Mais, pour ne pas laisser dormir l’ensemble de ses actifs média, encore faut-il remettre la main dessus. Si l’on admet une fois pour toutes que les professionnels de la vidéo sont davantage des artistes que des comptables, les technologies d’archivage automatisées sur stockage froid, doublées d’un Media Asset Manager, leur viennent utilement au secours. 

Ces solutions, dotées d’interfaces conviviales, offrent une visibilité sur toutes les informations associées aux fichiers stockés, de type métadonnées. Et dans la mesure où l’on aura aussi fait preuve d’une certaine rigueur dans le renseignement de mots clés supplémentaires, il devient alors agréable, rapide et surtout rentable de rechercher parmi les pépites cachées dans les étagères virtuelles.

 

C’est avec ce type de méthodologie que les entreprises créeront une véritable stratégie vidéo autour de leur brand content. C’est aussi une excellente façon de rester à jour des incroyables évolutions technologiques que connaît la production media. Attention toutefois de ne pas se précipiter sur l’innovation à tous crins. Certes une bonne infrastructure de stockage sera capable d’absorber des qualités toujours plus hautes, mais peut-être pas le parc informatique en place. En attendant les prochains investissements, l’accès facilité à des archives organisées devrait apporter du sang neuf à la créativité !

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