Longtemps réservée aux experts de la vidéo analogique, la vidéosurveillance connaît un renouveau technologique qui implique de la penser dorénavant par le prisme de l’IT et de la Smart City.

La vidéosurveillance : une affaire de précision

Après une stagnation de près de 20 ans dans le monde de la sûreté vidéo, les gigantesques progrès du numérique ont contribué à rendre la surveillance plus efficace, notamment grâce au full HD, offrant des possibilités d’identification de plus en plus performantes. Depuis deux ans, l’ultra HD (ou 4k) se profile. Promise sur nos téléviseurs, nos appareil photos reflex et nos tablettes, elle est évidemment de mise pour répondre à la demande croissante d’analyse biométrique dans les aéroports ou d’identification d’un véhicule sur la voie publique, lors d’une nuit de brouillard à couper au couteau, par exemple.

Avec une résolution de 3840×2160 pixels, les caméras 4k offrent une couverture 2 fois plus large et plus haute qu’une caméra full HD avec une plus haute fréquence d’images. Ce qui permet, en pratique, d’identifier formellement un individu filmé même en plein sprint. C’est un avantage non négligeable dans une procédure judiciaire. 

Autre avantage et non des moindres, cette couverture élargie permet de réduire le nombre de caméras et donc de câblage à effectuer. Mais si le nombre de caméras diminue, la donnée, elle, ne cesse d’augmenter, en poids et en nombre. On parle, d’ici à 2020, de plus de 800 péta-octets de données de surveillance produites chaque jour, qu’il s’agit de stocker.

Résolution – Rétention – Résilience

Il n’est donc pas question d’exploiter ces heures de vidéosurveillance comme on le faisait avant (c’est-à-dire sans préparation ni projection des besoins) ni même, pour les partisans du gigantisme, d’empiler les racks dans un datacenter aux propriétés magiques (plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur pour les amateurs…). Les lois de la physique viendront troubler la fête en occasionnant des coûts de maintenance et de consommation énergétique à faire pâlir d’envie Las Vegas.

C’est pourquoi aujourd’hui, les constructeurs et les distributeurs de matériels vidéo se sont associés à des partenaires IT. Dans cette coopération, le but est d’assurer le respect de la règle des trois R : Résolution – Rétention – Résilience. Avec la 4k, les volumes de données explosent et la bande passante nécessaire pour les ingérer impose de mettre en place des infrastructures IT qui n’ont plus rien à voir avec les systèmes analogiques. La rétention et la résilience doivent aussi faire l’objet d’une attention particulière. Seuls des systèmes professionnels sont capables de stocker massivement. Ils offrent une densité des systèmes telle, que la consommation énergétiques reste sous contrôle, tout en assurant par leur performance le flux continu du signal vidéo. De plus la vidéosurveillance de nouvelle génération doit proposer un système de stockage utilisant une architecture modulaire pour une solution réellement évolutive qui réponde aux besoins croissants en matière de stockage de données. Afin de relever les nouveaux défis actuels le système de sécurité vidéo intelligent doit savoir répondre à une demande en bande passante élevée afin de prendre en charge les avancées technologiques liées à la surveillance analytique de nouvelle génération.

Conçues selon le principe du « design for failure », ces architectures nouvelle génération sont pensées pour se garantir contre la perte de données. Bref, des architectures « in a box », comme celle de NetApp, prêtes à répondre à un besoin de stockage performant qui se fera, dans les années à venir, éminemment crucial.

Une fois dotées de ces architectures de références, développées et validées conjointement par les constructeurs et les éditeurs de solutions de vidéo surveillance puis ensuite intégrées par des spécialistes IT, les collectivités peuvent exploiter à fond les possibilités qu’elles offrent, dans un projet IT, dûment validé par les autorités de contrôle, et qui ne se limitent plus à la seule surveillance et constatation des infractions.

La puissance de l’analytique et la performance réseaux au service de la ville intelligente

Ces architectures informatiques sont faites pour des parcs d’une certaine envergure, essentiellement le domaine public dont la voirie, mais également les aéroports, les grands stades, les lieux de cultes…

Avec plus d’une centaine, voire plusieurs centaines de dispositifs vidéos implantés, l’action humaine dédiée au visionnage doit être entendue avec le soutien de solutions analytiques. Troisième partenaire venant s’agréger au duo matériel vidéo – infrastructure informatique, l’éditeur de solutions analytiques complète efficacement le projet IT, en permettant la résolution d’affaires criminelles. 

Au-delà de la surveillance policière, les villes peuvent maintenant élever le débat avec leurs habitants. Dans une ville connectée, les caméras vidéo sont des capteurs aidant à l’analyse des flux. Avec des architectures informatiques performantes, les possibilités d’intervention d’urgence, d’allègement du trafic, de gestion de l’éclairage et plus généralement d’efficacité des politiques publiques dans un contexte urbain complexe sont quasiment illimitées.

Maintenant que les moyens existent, il appartient à la ville de laisser également ses habitants se les approprier. Le besoin d’être protégé, exprimé ces dernières années, est protéiforme. Il ne se limite pas à une conception sécuritaire, mais s’attache à mettre en œuvre les moyens pour pallier les vulnérabilités. 

Partagez cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
Recevez par mail les articles et actualités AuCoeurdesMétiersJe m'inscris à la newsletter
preloader