Plus que de simples gadgets, les objets connectés sont porteurs de formidables opportunités d’innovation, en particulier dans le monde de la santé.

Le marché des objets connectés est en plein essor. En 2015, plus de 78 millions de wearable (technologies portables) ont été vendus dans le monde. Ce chiffre pourrait atteindre 110 millions en 2016, et plus de 235 millions en 2020.

Si les montres et autres bracelets connectés font le bonheur des sportifs (réguliers ou du dimanche) en leur permettant de suivre leurs progrès et de sécuriser leurs efforts, l’utilisation de ces objets connectés dans le monde de la santé va bien au-delà de ces usages « grand public ».

Santé connectée : améliorer la prise en charge à distance du patient

En quoi consiste un objet connecté dans le monde de la santé ? Des capteurs corporels, fixés sur des dispositifs portables, permettent de collecter et de transmettre, sur un service web ou mobile, des données relatives aussi bien au rythme cardiaque qu’à la température, à la tension, au poids, au taux de glycémie ou encore à la douleur.

L’usage professionnel de ces objets, en permettant aux médecins d’accéder en temps réel à des informations sur l’état de santé de leurs patients, peut donc considérablement améliorer leur prise en charge, en particulier dans le cadre de l’hospitalisation à domicile (HAD). Patient et médecin sont en effet alertés dès qu’une anomalie est détectée, et des mesures peuvent alors être prises en conséquence, de manière plus réactive et plus efficace. Cela permet en outre d’éviter des hospitalisations inutiles pour mener des contrôles dits « de routine ».

Vers une santé prédictive ?

Les objets connectés sont également amenés à jouer un rôle fondamental dans la médecine préventive et prédictive. Les capteurs de glycémie permettent par exemple d’anticiper les crises d’hyperglycémie chez les diabétiques. Les capteurs cardiaques permettent, quant à eux, de mieux prévenir les accidents cardiaques chez les patients à risque.

A terme, les objets connectés devraient également permettre aux professionnels de santé de faire de la recherche sur un vaste panel de patients, et de progresser ainsi de manière significative dans le traitement des maladies chroniques. Des étudiants californiens ont ainsi mis au point un wearable capable de capter les phénomènes corporels typiques qui accompagnent la maladie de Parkinson, afin de créer des schémas types de la maladie et d’en améliorer le traitement.

Quid de la sécurité des données ?

Malgré ces facteurs clés de progrès, l’utilisation des objets connectés dans le monde de la santé reste freinée par la question de la sécurité des données : comment et où sont-elles stockées ? Comment sont-elles transmises aux professionnels de santé ? Comment s’intègrent-elles aux différents dispositifs et logiciels médicaux ?

Autant d’interrogations qui nécessitent de se pencher sur la question de la technologie utilisée, sa sécurité mais aussi sa fiabilité. Car au-delà du risque de fuite de données sensibles et confidentielles, la transmission d’informations erronées ou incomplètes s’avèreraient potentiellement catastrophiques pour la bonne prise en charge du patient.

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