L’intelligence artificielle au service de la reconnaissance d’image se démocratise. A l’heure d’un média vidéo abondant, c’est autant une nécessité qu’une réalité. Une réalité rendue accessible à des collaborateurs qui ne disposent pas des compétences de développement jusqu’alors indispensables.

 

La puissance de l’IA n’est plus à démontrer

CIMON, avec un C, pour Crew Intercative Mobile CompanioN, est le premier robot doté d’une intelligence artificielle capable de flotter en apesanteur pour accompagner les astronautes dans leurs missions. Conçu par IBM, il sait reconnaître l’astronaute allemand Alexander Gerst, communique avec lui, l’assiste dans les procédures et parfois, lui raconte une blague ou deux quand le temps se fait un peu long.

Si la grande majorité des entreprises n’a pas pour vocation d’envoyer homme ou machine dans l’espace, cette grande avancée technologique démontre sans ambiguïté que l’IA a franchi un jalon indispensable à sa crédibilité. C’est fait, les nombreuses phases de tests réalisées toutes ces dernières années sont derrière nous. L’IA peut désormais s’industrialiser. Et c’est une très bonne nouvelle tant les cas d’usages se multiplient, couvrant sans aucun doute l’ensemble des métiers de l’entreprise et une grande partie des problématiques industrielles comme les défauts de fabrication,  les erreurs de data ou encore la contrefaçon, dont le coût s’élève chaque année à 60 milliards d’euros pour les entreprises européennes[1].

[1]https://euipo.europa.eu/tunnel-web/secure/webdav/guest/document_library/observatory/docs/Press_releases/Spring_campaign_Press_release_final_FR_France.pdf

Le media image, toujours le plus attractif

Oui cet article aurait (d’autant) plus de succès s’il déroulait son sujet en images. Les médias images et vidéos prennent le pas en entreprise sur les lourdes documentations textuelles. Une part importante de l’information transite dans des formats vidéo, qu’il s’agisse de la vidéo surveillance, de la captation d’un processus sur une chaine de montage ou encore, d’entretien de recrutement par caméras interposées. Ces médias sont en outre de précieux auxiliaires des entreprises pour la prévention des accidents au travail. Les applications de vision par ordinateur par exemple avertissent les travailleurs des environnements dangereux dans lesquels ils pénètrent et les superviseurs des mesures à prendre.

Parce qu’il est attractif et performant, le média image (et vidéo) est maintenant manipulé par tous les collaborateurs. Parce que seule l’intelligence artificielle est en mesure d’en extraire la donnée importante en temps utile, nous assistons à un changement d’échelle sans précédent. L’IA n’est plus réservée à une poignée de data scientists et d’analystes. Il s’agit de la rendre disponible et accessible à tous, facilement. C’est tout l’objet de son industrialisation. Si le recours à l’image et à la vidéo est plus attractif pour l’humain, il rend ces ressources plus difficiles à explorer ou indexer sans l’usage de nouveaux outils de reconnaissance et classements basés sur l’IA.

 

La reconnaissance d’images à la portée de tous

Qu’il s’agisse de soutenir la précision d’un diagnostic ou d’affiner l’inspection d’installations industrielles à grande échelle, l’exploration de l’image et de la vidéo est certainement la partie la plus simple à mettre en œuvre sous l’angle de l’intelligence artificielle. Ne serait-ce que parce que les outils ont déjà été développés, lesquels n’exigent plus la présence d’une batterie de spécialistes pour être exploités. « La reconnaissance d’images par l’IA concerne en premier lieu les métiers. La démarche les ré-implique fortement dans un domaine qui n’était alors réservé qu’aux ingénieurs statisticiens » souligne Laurent Vanel, CTO IBM Systems & Cognitive Systems Technical Leader.

Qu’il s’agisse de découvrir un élément, une forme, un objet ou un comportement sur une image, les modèles algorithmiques sont intégrables, simplement, aux environnements de l’entreprise.

Schématiquement, une première phase consiste à entraîner la machine à reconnaître l’élément incriminé, en la nourrissant d’images positives et négatives. C’est sans aucun doute la partie la plus gourmande en puissance de calcul mais elle se réalise aujourd’hui dans des délais très courts. La deuxième partie porte sur l’application du modèle ainsi créé, au quotidien.

Certains seront encore surpris mais sachez qu’il est aujourd’hui possible de démontrer l’efficacité et la performance d’une solution de reconnaissance d’images en l’espace d’une vingtaine de minutes, et ce sans écrire la moindre ligne de code.

En quelque sorte, cela revient à démontrer d’abord à soi-même que l’on est capable d’exploiter l’intelligence artificielle, pour en déployer les modèles ensuite progressivement. Parce que c’est une formidable plongée dans l’informatique cognitive, l’expérience, ouverte à tous, mérite d’être tentée.

Partagez cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
Recevez par mail les articles et actualités AuCoeurdesMétiersJe m'inscris à la newsletter
preloader