Véritable rupture technologique, l’impression 3D promet de révolutionner le secteur de la production. La filière industrielle dans son ensemble y puise des avancées marquantes en termes d’optimisation numérique et de personnalisation, de la conception à la fabrication jusqu’à la logistique. Levier potentiel de croissance et de compétitivité, le processus de fabrication additive gagne du terrain au sein de l’industrie du futur.

 

Explosion de l’impression 3D métallique

De la petite pièce détachée reproduite à domicile à la réalisation d’un bâtiment en un temps record jusqu’aux avancées dans le domaine de la transplantation d’organes, l’impression 3D ouvre un large champ de possibles. Les applications et perspectives industrielles sont multiples et les secteurs nombreux à y voir l’étendue du potentiel. C’est le cas principalement de l’automobile, du BTP, de l’aéronautique, du spatial ou encore de l’ingénierie médicale qui, faisant appel au prototypage rapide et à la construction de pièces détachées ou de petits composants, devraient tout naturellement adopter l’impression 3D.Les projets se déploient et denouvelles machines d’impression du métal et du plastique modulables, connectées et automatisées sont aujourd’hui commercialisées. En France, limpression 3D métallique connaît une montée en puissance dès 2017 avec unecroissance de 80 % (1) sur un marché mondial qui atteint un an plus tard 9,3 milliards de dollars (2).

 

Partie intégrante de l’usine connectée

L’impression 3D ou fabrication additive est une composante technologique clé de l’usine connectée, aumême titre que le cloud computing, le big data ou l’Internet des Objets (IoT)…  La fabrication additive industrielleregroupe l’ensemble des procédés qui permettent de fabriquer couche par couche, par ajout de matière, un objet physique à partir d’un modèle numérique. Elle intègre la fabrication directe, le prototypage rapide, l’impression 3D et pour cela utilise différents procédés qui varient selon la manière de déposer les différentes couches de matériaux et selon les matériaux eux-mêmes. Les imprimantes 3D conçoivent ainsi, à la demande, des pièces complexes, difficiles voire impossibles à conceptualiser dont les informations liées à la production (cadences, historique des opérations de maintenance, etc.) sont centralisées et accessibles via une application.

 

Une nouvelle alternative industrielle

Cette capacité à se reconfigurer très rapidement, fondée sur des procédés de fabrication agiles et sur l’interopérabilité entre machines, fait de l’impression 3D un levier de compétitivité. La fabrication additive impacte l’ensemble de la supply chain qu’elle redéfinit, de la conception à la fabrication jusqu’à la logistique avec, à la clé, des bénéfices évidents : réduction des investissements et des stocks, raccourcissement des cycles de développement des produits, mise sur le marché plus rapide, accroissement de la performance et de la valeur des pièces. L’adaptation rapide des processus pour des produits personnalisables contribue à la modernisation de l’outil industriel, à l’innovation technologique et collaborative ainsi qu’à la transformation du modèle économique des PMI. Aujourd’hui consacrée au prototypage et aux petites et moyennes séries, la fabrication additive devrait demain orienter le marché vers la « mass-customization ». Une opportunité à l’heure où l’industrie française, issue de la fabrication en masse de produits standardisés, perd en compétitivité sur le marché international et où sa part manufacturière dans le PIB national accuse depuis de nombreuses années une baisse régulière.

 

(1) Source : Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM)

(2) Marché intégrant matériel, logiciels, matériaux et services (source : SmarTech Publishing)

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